Le doute chez les parents

En tant que parent, il est normal de douter de temps en temps. Parfois cela permet de se remettre en question, de réajuster notre attitude envers l’enfant.

Le problème, c’est qu’en général, lorsqu’on devient parent, on ne se rend pas compte qu’il est facile de glisser vers l’hyper-culpabilité et la dévalorisation. En réalité combien de parents sont en perte de connexion avec leur instinct maternel et paternel et en perte de confiance dans leur compétence parentale ?

Perdre confiance en nos compétences parentales

Je suis une maman : j’ai un garçon de 11 ans et une fille de 9 ans. J’adore mes enfants plus que tout ! J’estime avoir beaucoup de chance ! Un mari avec qui je vis depuis 20 ans, nous formons une famille unie. Mais  je vais vous avouer : depuis la naissance de mes enfants, à bien des moments, je me suis sentie démunie dans ma parentalité !

Lorsque j’étais responsable d’un Relais Assistants maternels (RAM), Directrice de halte garderie itinérante, j’avais de grandes idées de professionnelle sur ce qu’un parent doit faire pour être un bon parent. Forte de mes connaissances concernant le développement psychomoteur du jeune enfant, je pensais que je pouvais presque être la mère parfaite ! Ca, c’était avant d’avoir mes enfants …

Quel bonheur j’ai ressenti lorsque je suis devenue maman. Avec mon mari, nous étions émerveillés par la moindre des découvertes de nos bébés. Dès leur naissance, par amour pour mes enfants, je voulais « tout bien faire ». Mais très vite, l’image de la mère parfaite a commencé a se froisser : le stress du boulot, de la route, la peur d’arriver en retard chez l’Assistante Maternelle, l’extrême fatigue le soir et puis les nombreux réveils nocturnes. Je traînais une immense fatigue à longueur de journée. Pourtant, mon mari était très investi et nous nous partagions les tâches. Avec cette fatigue, progressivement un sentiment désagréable d’hyper culpabilité s’est immiscé en moi. La « bienveillance » vient du latin bene volens. Le bénévolat, c’est d’abord vouloir le bien des autres: vouloir le bien de mes enfants, voilà tout ce que je voulais. Cependant, à vrai dire, parfois, je perdais patience, parfois, je n’avais pas envie de lire une histoire le soir, ni de jouer aux jeux de construction sur le tapis. Étais-je une maman malveillante si je n’appliquais pas tout ce qui était préconisé dans la parentalité aujourd’hui ?

Effroyable pensée et une couche de culpabilité en plus ! Le mythe de « la mère bienveillante parfaite » était en train d’ être remplacé par le mythe de la « mauvaise mère ». Un jour, mon mari m’a aidé en disant stop ! Je devais m’occuper de cette hyper-culpabilité. J’aimais mes enfants, le pire finalement, n’était-ce pas cette hyper-culpabilité qui me rongeait chaque jour un peu plus ? Je me suis fait la réflexion suivante : me culpabiliser de temps en temps, ok normal, je suis un être humain, mais entre parfaite et mauvaise mère, il y avait forcément un « entre deux » ? Tout ne peux pas être tout blanc ou tout noir ? Le gris existe aussi. Je décidais de me reconnecter, à moi-même et de pratiquer 5 minutes puis 10 minutes chaque jour, des exercices de pleine conscience et visualisations positives. Ce fut le premier retour vers moi-même (moi m’aime).

Je devenais juste une mère qui fait de son mieux !


Mon cheminement parental a pris un nouveau tournant.

Oser en parler avec d’autres parents

En discutant avec des copines mamans professionnelles de l’enfance, le constat est apparu implacable : la parentalité, c’est loin d’être facile et pour elles non plus ! Et une couche de culpabilité en moins pour moi ! Cependant, ce n’était pas une excuse pour ne pas faire de mon mieux !

Je commence mon activité de consultante enfance et parentalité !

En 2014, suite à une opération qui a mal tourné, une fibromyalgie s’est déclarée : une bombe dans l’exercice de ma parentalité. Du fait de cette maladie invalidante, j’ai été contrainte de cesser mon activité professionnelle, car je ne pouvais plus porter les enfants, rester trop longtemps debout, faire des gestes répétitifs.

Convaincue qu’une porte se ferme une autre s’ouvre toujours, en suivant mon intuition, j’ai monté mon entreprise, je suis devenue Consultante enfance et parentalité.

J’aime énormément mon métier ! J’accompagne les parents dans la confiance en leur compétence de parents. Pas de conseil, ceux sont eux les spécialistes de leur enfant, je donne juste des pistes de réflexions, des astuces, clés, outils éducatifs à tester.

Et vous, où en êtes-vous sur votre chemin de parents ? Réussissez-vous à vous faire confiance et à rester connecté avec votre instinct maternel, paternel ?

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