Déjouer les pièges de l’hyper-culpabilité parentale

En parentalité: le progrès ou la perfection ?

Nous vivons dans une société qui exige la performance. L’accès à l’information est rapide. En tant que parent, vous pouvez vous sentir surinformés concernant la meilleure éducation à donner à votre enfant.

Vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression de ne pas réussir à appliquer les méthodes éducatives actuelles préconisées ?

De l’hyper-parentalité à l’hyper-culpabilité parentale

Les Américains parle de l’hyper-parenting pour parler de la tendance à l’hyper-parentalité.

«L’hyperparentalité naît d’une impulsion naturelle et noble, celle de faire le mieux pour ses enfants», explique Carl Honoré, journaliste canadien et auteur du livre Under Pressure: Rescuing Our Children from the Culture of Hyper-Parenting en 2008, publié en français sous le titre Laissez les enfants tranquilles !

Qu’est ce que l’hyper-culpabilité?

Il arrive très souvent qu’un jour ou l’autre, les parents ressentent le sentiment de culpabilité. C’est tout à fait normal et dans un sens, le sentiment de culpabilité peut-être utile. En effet, la culpabilité peut vous servir de guide afin de vous remettre en question et être aux plus proches des besoins de votre enfant.

Vous recherchez les meilleures méthodes pour éduquer votre enfant?

Vous voulez faire au mieux pour votre enfant. Bravo! c’est tout à votre honneur.

Pour autant, le fait de vouloir suivre diverses méthodes éducatives à la lettre peut s’avérer délétère. Effectivement, cela peut vous mettre la pression pour coller à votre image personnelle du « bon parent », voire du « parent parfait ».

J’ai découvert que l’hyper-culpabilité pouvait découler de cette tendance à l’hyper-parentalité.

Dans mes ateliers parentalité je rencontre souvent des parents qui ressentent une très grande culpabilité.

Vous pouvez avoir l’impression de plonger, à votre insu, dans la tendance de l’hyper-parentalité. Etre le meilleur parent peut tourner à l’obsession et cela peut engendrer chez vous une très grande culpabilité. Il en résulte le fait que vous ne savez plus que penser ou qui croire et l’hyper-culpabilité s’installe.

Les effets de l’hyper-culpabilité parentale

Bien souvent, le sentiment d’hyper culpabilité provoque des angoisses et vous pouvez ressasser ce que nous n’auriez dû faire ou ne pas faire. Vous pouvez perdre nos moyens, cela peut vous bloquer et amener une perte de confiance en vos habiletés parentales. Parfois cela peut amener également à perdre confiance dans les habiletés de votre enfant dont le comportement ne reflète pas l’image du « super bon parent » que vous voudriez devenir.

Dans les ateliers que j’anime les parents s’expriment

« Je suis divorcée et ce n’est vraiment pas facile d’être une maman solo, surtout avec la fatigue. C’est la course entre le boulot, les tâches du quotidien, les enfants qui rentrent de l’école. Je veux tellement bien faire, surtout bien éduquer mes enfants! Je lisais beaucoup sur la parentalité et je culpabilisais beaucoup. J’avais des difficultés à appliquer les méthodes préconisées par les experts en parentalité. J’ai compris que j’étais tombée dans l’hyper culpabilité parentale. L’écoute bienveillante dans le groupe des ateliers parentalité est très aidante. Ca me fait du bien de pouvoir partager avec d’autres mamans et Caroline, mes joies, mes peines, mes succès, mes ras-le-bol, mes sentiments d’impuissance et le sentiment ne jamais en faire assez. Ensemble on se soutient. On partage nos expériences de mamans et on apprend beaucoup les unes des autres. Caroline nous propose des astuces et différents outils éducatifs, mais elle ne donne jamais de conseils! C’est à moi de décider ce qui peut m’aider dans ma parentalité, sans me mettre la pression. En venant régulièrement aux ateliers parentalité, j’ai appris à me faire confiance. J’observe les comportements de mon enfant et j’écoute mon intuition pour utiliser des outils éducatifs adaptés. Je teste et si ça ne marche, j’en parle dans le groupe lors de l’atelier et je vois comment je peux faire autrement » S.32 ans.

«Ca me fait du bien de venir aux ateliers parentalité. Ca me permet de faire une pause, de prendre du recul par rapport à des situations que je vis avec mon enfant et ça me soulage de pouvoir parler sans être jugée. J’ai compris que je ne n’étais pas une mauvaise maman si je n’arrivais pas à appliquer tout ce que j’apprends sur l’éducation, dans les livres ou à la télé. Ce n’est pas facile de ne pas me juger et de ne pas me culpabiliser, mais je fais du mieux que je peux, du moins je l’espère. Être maman, c’est sans doute la plus dure, mais la plus belle chose qui me soit arrivée. C’est aussi une remise en question de tous les jour. Ce sont des doutes, des interrogations, des pleurs mais aussi tellement de moments de joie qui viennent effacer tout ça. » L. 37 ans. 

Je vous propose 10 clés pour déjouer le piège de l’hyper culpabilité

Prendre conscience que vous ressentez une hyper-culpabilité

C’est la toute première étape. Reconnaître que vous ne pouvez pas vous empêcher de culpabiliser et que vous avez plongé dans hyper-culpabilité. Plus vous allez vouloir essayer d’empêcher ce sentiment et plus il va s’incruster en vous. La première chose que vous pouvez faire est d’observer et voir que ce sentiment est en vous, mais n’est pas vous !

Vous traiter avec indulgence

« Pour progresser il faut se reconnaître et s’accepter imparfait » extrait du livre de Christophe André  « Imparfait, libre et heureux ». Vous pouvez vous parler si durement! parleriez-vous de cette manière à un ami ? Vous pouvez décider aujourd’hui d’être votre meilleur ami et vous traiter avec indulgence,car vous faites de votre mieux, un jour à la fois. Vous apprenez à devenir parent avec votre enfant.

Attention à vos exigences

Vous ne vous sentez pas à la hauteur de vos attentes? Peut-être avez-vous trop souvent de très hautes exigences, envers vous-même et parfois aussi envers les autres. Si la situation n’est pas à la hauteur de vos attentes, vous pouvez vous sentir dépassés, impuissants et penser que vous n’êtes pas un bon parent. Vous pourriez même en arriver à douter de vos compétences parentales ou à douter des compétences de votre enfant.

Donnez-vous le droit à l’erreur 

En parentalité, il est normal de faire des essais et des erreurs. En tant que parents vous êtes en apprentissage, les situations difficiles peuvent être des occasions d’évoluer. Rappelez-vous : vous apprenez à devenir parent avec votre enfant.

Etre un bon parent ce n’est pas être parfait

Votre enfant n’a pas besoin d’un parent parfait cela lui donne le droit de ne pas être parfait lui aussi. Si vous recherchez la perfection, vous risquez d’être déçu et insatisfait. 

Reconnaissez que vous êtes le premier éducateur et le spécialiste de votre enfant

Vous êtes le seul à connaître aussi bien votre enfant. Vous connaissez ses besoins, ses réactions et ses comportements. Faites confiance à vos intuitions. Ce que vous ressentez est généralement vrai.

Attention aux comparaisons 

En vous comparant avec d’autres parents, vous risquez de vous dévaloriser en vous disant ne pas réussir aussi bien qu’eux, prendre au pied de la lettre tous les conseils dans votre entourage.

Boostez votre confiance, votre estime de soi : tenez un cahier de réussites

ll y a des choses que vous faites bien et même très bien ! Sur ce carnet vous noterez toutes les petites et grandes réussites quotidiennes. Cela vous aidera à prendre le temps de reconnaître vos forces et vos compétences parentales. Établissez vos priorités afin de vous sentir moins coupable de ne pas faire certaines choses. Qu’est-ce qui est important pour vous? Sachez admettre votre fatigue et votre impossibilité à accomplir telle ou telle tâche ou à respecter un délai que vous vous étiez fixé.

Vous pouvez faire confiance à votre enfant

Vous pouvez faire confiance à votre enfant. Laissez lui l’ espace et le temps nécessaires pour explorer le monde à son propre rythme. Il n’y a pas de recette miracle à suivre. Vous allez trouver votre propre chemin parental un jour à la fois.

Si c’est diffcile ne restez pas seul, parlez-en à un professionnel ou rejoignez-nous!

N’hésitez pas à nous rejoindre! Vous pourriez vous sentir déculpabilisé en découvrant que vous n’êtes pas seuls à vivre des moments de doutes, d’incertitude avec vos enfants. En échangeant avec d’autres parents, Vous pouvez profiter de leur expérience et les faire profiter de la vôtre.

Vous pouvez également rejoindre un atelier ludique et créatif « Estime de soi » de mon programme « Graines de petits bonheurs »

Pour aller plus loin

Je vous propose recommande une sélection de livres que j’aime particulièrement:

Petit traité de l’abandon

« Être vrai, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?
Ce Petit traité de l’abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure. J’ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l’accumulation mais du dépouillement. C’est la joie qui mène au détachement et non la privation. D’où cet itinéraire vers l’abandon, né de mes joies et de mes blessures. « 

Alexandre Jollien a passé dix-sept ans dans une institution pour personnes handicapées. Philosophe de formation, il est l’auteur de Éloge de la faiblesse (Éd. du Cerf, 1999 ; Marabout, 2011), ouvrage couronné par l’Académie française, et au Seuil de : Le Métier d’homme (2002), La Construction de soi (2006) et Le Philosophe nu (2010), qui ont été de grands succès.

Imparfaits, libres et heureux

Présentation de l’éditeur

Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Il est l’auteur de nombreux livres qui sont d’immenses succès, dont le best-seller international Imparfaits, libres et heure

Être enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. À la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux… Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Tous ses livres rencontrent un très grand succès : Psychologie de la peur, Vivre heureux, L’Estime de soi, La Force des émotions, Comment gérer les personnalités difficiles (avec François Lelord), La Peur des autres (avec Patrick Légeron).

Et vous où en êtes-vous face à la culpabilité ? Est-elle normale ? Est-ce de l’hyper culpabilité ? Vous sentez-vous seuls? arrivez-vous à en parler ?

Vous souhaitez rejoindre un atelier en présentiel ou en visio?

Vous souhaitez mettre en place un atelier parentalité dans structure?

Contactez- moi par téléphone au 06 84 01 65 85 ou par mail en cliquant ici

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