Stop à l’hyper culpabilité parentale !

Aujourd’hui je recherche le progrès dans ma parentalité non la perfection 

Nous vivons dans une société qui exige la performance. L’accès à l’information est rapide, les parents sont surinformés sur la meilleure éducation à donner à leur enfant.

Vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression de ne pas passer assez de temps avec votre enfant ou de ne pas réussir à appliquer les techniques éducatives recommandées par les experts en parentalité ?

Tout comme moi vous vivez peut-être de la culpabilité parentale ? Nous avons tous notre conception personnelle du «bon» parent. Mais à partir de quand cela tourne t’il à l’obsession ? Nous pouvons avoir l’impression de plonger, à notre insu, dans cette tendance que les Américains nomment l’hyper-parenting. Au final, le résultat est que les parents ne savent plus que penser ou qui croire : la culpabilité s’installe, jusqu’à parfois l’hyper culpabilité. Bien souvent, le sentiment d’hyper culpabilité provoque des angoisses et nous ressassons ce que nous aurions dû faire ou ne pas faire, nous pouvons perdre nos moyens, cela peut nous bloquer et amener une perte de confiance en soi.

Dans les ateliers que j’anime les parents s’expriment

« Ca n’est vraiment pas facile d’être une maman, surtout avec la fatigue, je veux tellement bien faire ! être dans l’accompagnement bienveillant. Ca me fait du bien de pouvoir partager avec mes amies et d’autres mamans, mes joies, mes peines, mes succès, mes ras-le-bol, mes sentiments d’impuissance et le sentiment ne jamais en faire assez. » s.32 ans.

«Il fallait que j’arrête de m’en vouloir. C’est dur, mais je fais du mieux que je peux, du moins je l’espère. Être maman, c’est sans doute la plus dure, mais la plus belle chose qui me soit arrivée. C’est aussi une remise en question de tous les jours, se sont des doutes, des interrogations, des pleurs mais aussi tellement de moments de joie qui viennent effacer tout ça.» L. 37 ans. 

Je vous propose 10 clés pour déjouer le piège de l’hyper culpabilité

Prendre conscience

C’est la toute première étape pour commencer à faire face à ce sentiment d’hyper-culpabilité. Vous ne pouvez pas vous empêcher de culpabiliser. Plus vous allez vouloir essayer d’empêcher cette culpabilité et plus elle va s’incruster. La seule chose que vous pouvez faire est d’ observer et voir quelle est en vous, mais elle n’est pas vous !

S’accepter se pardonner pour changer

« Pour progresser il faut se reconnaître et s’accepter imparfait » extrait du livre de Christophe André  « Imparfait, libre et heureux ». Nous sommes parfois notre propre bourreau, nous nous parlons si durement ! parlerions nous de cette manière à un ami ? Nous pouvons décider aujourd’hui d’être notre meilleur ami et nous traiter avec indulgence. Pardonnons-nous cette culpabilité. Nous faisons de notre mieux un jour à la fois.

Ne pas vous condamnez pas

Même si vous ne vous sentez pas à la hauteur de vos attentes. Vous avez souvent de très hautes exigences, parfois aussi envers vos enfants envers vous-même. Si la situation n’est pas à la hauteur de vos attentes, vous pouvez vous sentir dépassés et impuissants, penser que vous n’êtes pas de bons parents et même commencer à douter de vos compétences parentales.

Donnez-vous le droit à l’erreur 

En parentalité, il est normal de faire des essais et des erreurs. En tant que parents vous êtes en apprentissage, les situations difficiles peuvent être des occasion d’évoluer. 

Etre un bon parent ce n’est pas être parfait

Votre enfant n’a pas besoin d’un parent parfait cela lui donne le droit d’être imparfait. Si vous recherchez la perfection, vous risquez d’être déçu et insatisfait. 

Reconnaissez que vous êtes le premier éducateur et le spécialiste de votre enfant

Vous êtes le seul à connaître aussi bien votre enfant. Vous connaissez ses besoins, ses réactions et ses comportements. Faites confiance à votre instinct, à vos intuitions. Ce que vous ressentez est généralement vrai.

Comparaison égale poison ! 

En vous comparant avec d’autres parents, vous risquez de vous dévaloriser en vous disant ne pas réussir aussi bien qu’eux, prendre au pied de la lettre tous les conseils dans votre entourage.

Boostez votre confiance, votre estime de soi : tenez un cahier de réussites

ll y a des choses que vous faites bien, même très bien ! Sur ce carnet vous noterez toutes les petites et grandes réussites quotidiennes. Cela vous aidera à prendre le temps de reconnaître vos forces et vos compétences parentales. Établissez vos priorités afin de vous sentir moins coupable de ne pas faire certaines choses. Qu’est-ce qui est important pour vous? Sachez admettre votre fatigue et votre incapacité à accomplir telle ou telle tâche ou à respecter un délai que vous vous étiez fixé.

Ne restez pas seul

Demandez de l’aide à votre conjoint, son regard peut vous aider à prendre confiance en vos compétences parentales. De l’aide à votre famille, à des professionnels de l’enfance, de la santé. Mais vous pouvez aussi parler avec d’autres parents et même rejoindre des groupes de parole de parents: Vous pourrez profiter de leur expérience et les faire profiter de la vôtre. C’est très déculpabilisant de voir que nous ne sommes pas seuls à vivre des moments de doutes, d’incertitude avec nos enfants.

Pour aller plus loin

Je vous propose une sélection de livres que j’aime et vous les recommande particulièrement:

Petit traité de l’abandon

« Être vrai, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?
Ce Petit traité de l’abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure. J’ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l’accumulation mais du dépouillement. C’est la joie qui mène au détachement et non la privation. D’où cet itinéraire vers l’abandon, né de mes joies et de mes blessures. « 

Alexandre Jollien a passé dix-sept ans dans une institution pour personnes handicapées. Philosophe de formation, il est l’auteur de Éloge de la faiblesse (Éd. du Cerf, 1999 ; Marabout, 2011), ouvrage couronné par l’Académie française, et au Seuil de : Le Métier d’homme (2002), La Construction de soi (2006) et Le Philosophe nu (2010), qui ont été de grands succès.

Imparfaits, libres et heureux

Présentation de l’éditeur

Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Il est l’auteur de nombreux livres qui sont d’immenses succès, dont le best-seller international Imparfaits, libres et heure

Être enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. À la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux… Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Tous ses livres rencontrent un très grand succès : Psychologie de la peur, Vivre heureux, L’Estime de soi, La Force des émotions, Comment gérer les personnalités difficiles (avec François Lelord), La Peur des autres (avec Patrick Légeron).

Et vous où en êtes-vous face à la culpabilité ? Est-elle normale ? Est-ce de l’hyper culpabilité ? Vous sentez-vous seuls ou arrivez-vous à en parler ?

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