L’apprentissage de la propreté

L’apprentissage de la propreté est une étape importante vers l’acquisition de l’autonomie par votre enfant. Elle dépend d’un processus physiologique qui nécessite une maturation neuromusculaire, intellectuelle et affective.

Personnellement, je n’aime pas tellement le terme « propreté», car le contraire, c’est saleté et un enfant est-il sale s’il porte des couches ? Plutôt qu’apprentissage de la propreté je préfère l’apprentissage de la continence, mais cela n’est pas présenté comme ça en France.

Chaque enfant a son rythme de progression

Il s’agit d’un apprentissage nécessitant une participation active de votre enfant. Il est important de parler avec l’assistante maternelle ou le personnel de la crèche du moment propice pour débuter cet apprentissage et à la façon de le mener. Cet apprentissage doit être amené avec souplesse auprès de votre enfant : ni trop tôt, ni trop vite. Il faut lui laisser du temps, pendant lequel il va connaître des phases de progression et parfois de régression.

Quand il est question de l’apprentissage de la propreté, chaque enfant est différent. Certains enfants sont prêts à devenir propres dès l’âge de 18 mois, mais la plupart s’y intéressent entre 2 et 3 ans. Vous apprendrez à repérer les indices que vous transmet votre enfant à chaque étape du processus. Soyez tout de même patient, parce qu’il faut généralement de 1 semaine jusque 3 à 6 mois avant qu’un enfant n’ait plus besoin de couches la journée. À la sieste et la nuit cela peu mettre plus de temps.

Il est inutile d’exiger d’un enfant trop petit qu’il devienne propre : tant qu’il n’a pas la maîtrise de ses sphincters (les muscles qui permettent d’ouvrir et fermer la vessie), il est tout simplement incapable de se retenir. Il en est de même pour les selles. L’acquisition de la propreté pour les selles peut précéder ou non l’acquisition de la propreté pour les urines, ou survenir dans le même temps.

A l’inverse, lorsque votre enfant demande à enlever les couches, ne les lui laissez pas par commodité, même s’il y a des accidents.

Votre enfant peut continuer à avoir besoin d’une couche, à la sieste, la nuit un peu plus longtemps, sans que cela soit un problème : c’est seulement à partir de 6 ans que l’on considère les fuites nocturnes comme de l’énurésie. Il est alors recommandé de consulter un pédiatre.

Comment savoir si mon enfant est prêt?

Votre enfant est probablement prêt si :

  • Il sait baisser et relever seul son pantalon (couche ou culotte).
  • Il s’intéresse au processus (il vous regarde faire, aime lire des histoires au sujet du petit pot).
  • Il peut marcher seul jusqu’au petit pot (ou au siège adapté),
  • Il conserve sa stabilité et son équilibre lorsqu’il s’assoit sur le petit pot.
  • Il reste au sec dans sa couche pendant plusieurs heures d’affilée (au moins 2h).
  • Il a des selles régulières et prévisibles.
  • Il peut respecter une ou deux directives simples.
  • Il peut vous faire savoir quand il a besoin d’utiliser le petit pot
  • Il parvient à vous montrer par son comportement qu’il est sur le point de salir sa couche.
  • Il sait baisser ou remonter son slip, sa culotte tout seul.
  • Il sait monter et descendre les escaliers sans aide (en alternant les pieds).

Si vous réunissez au moins trois de ces indices, c’est le moment de passer à la vitesse supérieure et de commencer l’apprentissage de la propreté

Comment faire?

Climat de confiance

Ni contrainte, ni punition, ni réprimande! Si l’essai n’est pas concluant, reporter à plus tard cet apprentissage

Les culottes d’apprentissage

Les culottes d’apprentissage, à mi chemin entre la couche et la culotte/ le slip, elles sont très pratique avant de commencer l’apprentissage de la propreté. Elles peuvent être facilement enfilées, baissées ou remontées par votre enfant.

Familiarisez-le avec son pot

Sans lui demander de l’utiliser, mais en lui expliquant à quoi il sert. Puis proposez à l’enfant de s’asseoir dessus, même habillé.

Enlevez la couche : maintenant la couche, c’est pour la sieste ou la nuit

Votre enfant est prêt ? Expliquez lui que vous allez lui enlever la couche la journée. Vous ne la remettrez pas pour les sorties.
Vous pouvez vous procurer un petit pot portatif ou de voyage pour les déplacements. Prévoir une alèze pour la voiture. En revanche, remettez-lui une couche pour la sieste et pour la nuit.

L’été, une bonne saison pour commencer

Alors, profitez-en, pour lui retirer sa couche quelques heures.

Ne pas gronder

S’il tarde à être propre cela peut créer un blocage. Ne pas rentrer dans le jeu des comparaisons avec les frères, sœurs ou les autres enfants de la famille. Chaque enfant est différent.

L’encourager, le féliciter

Mais attention ce n’est pas une épreuve, ni un cadeau pour vous !

L’apprentissage de la propreté de manière ludique

Des livres

Vous pouvez lui lire des livres abordant le sujet de l’apprentissage de la propreté. Attention trop de livres sur le sujet peut le lasser, voir le mettre en opposition. Vous pouvez prévoir une petite étagère à sa hauteur pour ses livres (voir des liens à la fin de cet article). Il pourra les lire et associer le pot à un moment de détente.

Une poupée qui fait pipi 

Avec un biberon d’eau pour la poupée et un mini pot. Aller sur le pot en même temps que sa poupée peut être une source de motivation.

Tableau de motivation

Vous trouverez plusieurs modèles gratuits sur internet. Votre enfant pourra coller une gommette à chaque fois qu’il voudra bien aller sur le pot. Attention, il ne s’agit pas de le récompenser par une gommette pour le pipi ou le caca dans le pot, mais bien de motiver le fait d’aller sur le pot.

Des culottes, slips à l’effigie de son personnage préféré

L’achat de culottes, slips avec vous peut être une motivation pour certains enfants. Une manière de les impliquer : laissez-les choisir la couleur et l’effigie de leur personnage préféré.

Essayez d’instaurer des petits rituels

Surtout, si vous avez remarqué qu’il avait des selles ou urines toujours au même moment, en général après un repas ou avant le bai, en lui proposant de s’asseoir sur le pot à ces moments-là.

Dans les premiers temps, restez à côté de lui

A sa hauteur, en lui lisant une histoire. En début d’apprentissage, il est normal que l’enfant reste assis sur son pot sans rien faire.

Respectez de son intimité

Mettre le pot dans les toilettes ou un endroit un peu en retrait, évitez au milieu du salon devant la télé.

N’essayez jamais de l’asseoir de force

Cela peut le bloquer et il pourrait se retenir d’aller sur le pot.

Habillez-le avec des vêtements faciles à ôter  

Aidez votre enfant à devenir autonome. Le délai entre le moment où votre enfant ressent l’envie de faire pipi et l’arrivée aux toilettes est parfois encore un peu courte, lui mettre des vêtements faciles à enlever.

Apprendre à bien s’essuyer

Afin d’éviter les irritations et les infections, le bon geste pour s’essuyer s’apprend très tôt : de l’avant vers l’arrière. La tendance, de manière spontanée, est de faire l’inverse. Or s’essuyer dans le mauvais sens, ramène les microbes vers l’avant et peut provoquer des infections urinaires.

En cas de difficulté

Ranger le pot

Ne lui en parlez plus, vous le ressortirez quelques semaines plus tard.

Réducteur de toilettes

Pour les enfants qui refusent d’aller sur le pot, il est possible de leur proposer un le réducteur adaptable aux toilettes et avec un marche pied pour qu’il puisse s’y installer de manière autonome.

Et surtout, pas de pression, de réussite immédiate !

L’apprentissage de la propreté peut se faire pour certains en quelques jours, pour d’autres en plusieurs mois (parfois jusque 6 mois). Chaque enfant a son rythme et son évolution : « Le petit pot, c’est quand l’enfant est prêt » .

Si vous sentez que vous êtes en difficulté n’hésitez pas à en parler avec les professionnels de la petite enfance et les puéricultrices de la PMI protection maternelle et infantile ou à votre médecin.

Pour aller plus loin :

Réducteur

Je vous recommande ce réducteur s’adapte parfaitement aux toilettes, stable, pratique pour faire comme les grands.

Pliables et transportables

Un pot et un réducteur idéal à la maison ou en voyage.

Livres

Sur le pot

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Les enfants adorent tourner les pages et voir le petit garçon bouger, animé à l aide des languettes cartonnées.

Résumé: Aller sur le pot n’est pas toujours une mince affaire. Ce livre animé, unique, permet à l’enfant d’aborder par le jeu cet objet qu’il a du mal à adopter

Non ! Je ne veux pas LE POT

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Résumé :
Non ! Je ne veux pas LE POT : Les enfants vers l’âge de 2 ans passent une période de NON. Tous les parents connaissent car ils sont souvent au bord de la crise de nerf ! Des histoires vécues à raconter qui amuseront les tout-petits et les feront peut-être dire OUI beaucoup plus vite. Dans la même collection : Non je ne veux pas m’habiller, me coucher, manger.

Et vous comment c’est passé l’apprentissage du pot pour votre enfant ?

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